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 "Qu'as-tu fait pendant tout ce temps ? "|Inès|

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MessageSujet: "Qu'as-tu fait pendant tout ce temps ? "|Inès|   Mar 23 Déc - 23:57

    Cela fait déjà deux jours que je suis rentré d’Irlande. Deux jours que j’ai déposé mes valises sur le sol français et que mes parents n’ont pas encore daignés me laisser du temps pour moi. « Demain, nous irons saluer ta grand-mère » ou « Logan, n’oublie pas de passer voir ton père au bureau, il voudrait te présenter un fournisseur ». Je dois admettre que je suis lassé de toute cette attention qui me pourrit la vie. J’aimerais tellement être anonyme pour mes parents, qu’ils oublient que j’existe, qu’il pense un peu plus à John et qu’il me laisse vivre comme bon me semble mon histoire d’amour avec Ines.
    Inès…La beauté incarnée.
    A peine débarqué de l’avion qu’elle avait déjà toute mon attention et ce, malgré son absence. Et j’en voulais déjà à mes parents, à peine les avais-je aperçu que je leur en voulais de m’éloigner de mes rêves pour des histoires qui ne me concernent pas. Ils n’aiment pas la famille Adoni. Et alors ? En quoi suis-je concerné ? Même pour aimer je dois leur demander l’autorisation ? J’aurais tellement voulu voir ses yeux pétillés lorsqu’elle m’aurait aperçu à l’aéroport. Les miens auraient brillés également et j’aurais pu dans un baiser, sans un mot, lui faire comprendre tout ce qu’elle m’a manqué. Autant j’ai toujours aimé voyagé, autant cette fois, être loin de Paris m’a paru long.
    Ce matin, ma mère réussit une fois de plus à me trouver des activités obligatoires contre mon gré. Seulement, je ne me laissai pas faire. Je me fis entendre non sans culpabiliser vis-à-vis de ma défunte sœur mais quelques texto échangés avec Inès étaient loin de me satisfaire. Je me préparai en prenant le temps de répondre à ma mère qu’elle pourrait crier tant qu’elle voulait mais que j’étais occupé ailleurs et enfin, je quittais ce lieu désagréable fait de cris et de pression. Il est réellement temps que je pense à vider les lieux.

    Dans les rues bondées de Paris, je me sentais chez moi. J’avais beau être italien et avoir grandi au soleil, la grisaille paradoxale de la ville lumière me rendait heureux. Je m’arrêtai chez un fleuriste pour lui acheter des fleurs mais non pas ses préférées, juste des camélias blancs car elle représentait la beauté parfaite et c’est tout ce qu’elle lui inspirait. Trente minutes s’écoulèrent jusqu’à ce que j’arrive enfin à destination : Son appartement. Je grimpai les quelques marches me séparant de sa porte et je fus pris d’un affreux doute… ou plutôt, de gros doutes.
    Et si elle regrettait ?
    Et si elle ne se sentait plus capable d’affronter le secret que représentait leur relation ?
    Et si l’un ou l’autre de ses messages fut découverts ? Si sa famille savait tout ?
    Et si elle préférait ne pas prendre de risque ?
    Et si elle s’était rendue compte que leur histoire ne pourra pas aboutir ?
    Et si…
    Je sentais mon estomac se serrer et j’en oubliais même de m’arrêter devant la bonne porte. Si elle venait à ne plus vouloir de moi, regrettant que je ne parvienne à me libérer plus tôt ? Trop de questions pour l’instant sans réponse. Je fis demi-tour, bien décidé à frapper à la porte pour obtenir les réponses à mes questions. Je respirai alors profondément, réajustement ma chemises colorées et dépoussiérant de ma main libre mon jean’s qui tombait mal sur mes converses blanches, seuls accessoires de ma tenue impeccables. Soufflant pour relâcher ma pression, je frappai enfin à la porte et les yeux clos, je devinais déjà son parfum.
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Inès L. Adoni
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MessageSujet: Re: "Qu'as-tu fait pendant tout ce temps ? "|Inès|   Mer 24 Déc - 17:07

    [Oup's, c'est un peu long non ? J'ai pas fait exprès... Fais pas aussi long hein ! Enfin bref... Désolé ! Embarassed Razz Un beau tissu de bêtises ! xD ]

    Les fêtes approchaient, et la jeune Adoni restait enfermée dans son appartement. Cherchez l’erreur ! Se changer les idées était de plus en plus difficile et pénible pour la miss… Elle ne se sentait pas bien, mais ne sombrait pas non plus dans une petite déprime. Ca pouvait sembler complexe comme ça, à première vue, et pourtant c’était très simple, aussi clair que de l’eau de roche. Elle était en manque… Et non pas en manque de chocolat, ou encore en manque de shopping, de virée entre filles, de blabla… Non elle était en manque de tendresse, en manque d’un italien… Un italien bien particulier : le sien ! Cela faisait déjà un bon mois qu’elle ne l’avait pas vu, suite à son petit séjour en Irlande. Un week-end prolongé qu’elle avait trouvé pourtant trop court… Mais c’était comme ça, elle devait s’y faire. Logan allait bientôt rentrer, il le lui avait promis. Il lui suffisait donc de prendre son mal en patience. Certes, c’est souvent bien plus facile à dire qu’à faire…

    Affalée dans son canapé, la belle regardait un de ces vieux film romantique, aux répliques toutes aussi clichées les unes que les autres Vous savez, les films devant lesquels on ne peut pas s’empêcher de faire des petits commentaires, de conseiller l’héroïne alors qu’on connaît d’avance la fin de l’intrigue. Et Inès n’y échappait pas ! C’en était même comique… Elle s’énervait toute seule.


    « Non mais quelle idiote ! »

    Elle soupira, et se releva du canapé, pour prendre la direction de la cuisine. Là, elle s’empara d’une tasse, qu’elle posa sur le comptoir, puis fit chauffer un peu d’eau. Attendant que l’eau entre en ébullition, elle laissa son regard se perdre au dehors, au travers de la fenêtre. Il faisait gris, un de ces temps qui ne vous donne pas la moindre envie de mettre le nez dehors. Pour la blondinette c’était une raison de plus pour rester enfermée dans son appartement. Son père l’avait pourtant appelé un peu plus tôt, et n’ayant pas du tout la moindre envie de se prendre la tête avec lui, elle avait feinté d’être malade, toussotant dans le combiné du téléphone. Ce qu’il pouvait avoir le don de l’agacer ! Elle avait beau l’adoré, son père lui tapait de plus en plus sur les nerfs, avec ses principes à deux balles, ses habitudes, ses inlassables leçons de morales et de vie. Il n’avait cependant pas insisté, à la grande surprise d’Inès. Si seulement ça pouvait être aussi facile de lui faire entendre raison au sujet des Regazzoni… Un sujet plus que délicat au sein des conversations familiales. Un sujet d’ailleurs inexistant, banni depuis des générations, ou encore source de conflits. Elle ne préférait d’ailleurs ne pas imaginer la réaction que pourrait avoir son père en apprenant qu’elle était tombée amoureuse du seul homme qui ne lui fallait pas aimer : l’aînée des Regazzoni.

    Les sentiments ne se contrôlent pas, n’est-ce pas ? Que pouvait-elle y faire après tout… ? Ce n’était ni de sa faute, ne de celle de Logan… C’était tout naturellement qu’ils en étaient arrivés là, qu’ils se retrouvaient pris dans ce tourbillon de sentiments. L’un comme l’autre préférait garder le silence, c’était bien mieux ainsi. Face à leur famille respective, il était préférable de se taire, pour se préserver. Et cela ne les empêchait pas de croire en l’autre, en eux… A cette pensée Inès soupira doucement. On toqua alors à la porte, attirant donc son attention. Elle détourna le regard de la fenêtre, redescendant sur terre, et s’apprêtant à aller ouvrir. C’est en s’avançant jusqu’à l’entrée qu’elle réalisa qu’elle n’avait peut-être pas la tenue idéale pour accueillir quelqu’un. Un simple shorty, ainsi qu’un débardeur, n’ayant pas prit la peine de s’habiller ce matin, au réveil. A quoi bon, quand on sait que l’on va traîner dans l’appartement ?


    « Une seconde, j’arrive ! »

    Elle se dépêcha d’aller récupérer un pantalon, n’importe lequel, tant que ça la couvrait un minimum ! Pas le temps d’y réfléchir, elle s’empara du premier jean qui lui tomba sous la main, et s’empressa d’y glisser ses fines jambes, tout en retournant vers la porte. Et oui, Inès était assez efficace dans l’urgence… En traversant le petit couloir qui menait à la pièce principale de l’appartement, elle aperçu son reflet dans le miroir, et leva les yeux au ciel. Oh tanpis ! Son chignon faisait négligé, de fines mèches s’en échappaient de part et d’autre, mais qu’importe, elle s’en moquait. Elle arriva finalement –et on même dire enfin- devant la porte, et l’ouvrit. Et là…

    Elle ouvrit de grands yeux surpris, entre ouvrant légèrement la bouche, sans pour autant que le moindre son ne s’en échappe. Littéralement sous le choc, elle ne pouvait pas dissimuler son étonnement. Il… Lui… Mais…


    « Logan ? »

    Non, non Inès... C'était le père Noël, ça se voit non ? Tsss ! Et l’Irlande ? Depuis quand était-il rentré ? Il aurait pu l’appeler ! Il aurait pu la prévenir ! Il aurait… Le cerveau d’Inès se mit comme qui dirait en pause, faisant taire toutes ses pensées et ses interrogations, pour finalement se jeter dans ses bras, venant se blottir tout contre lui. Il suffisait de penser à quelqu’un ou quelque chose pour qu’il apparaisse sur votre palier ? C’était Noël avant l’heure ? Sans doute…

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MessageSujet: Re: "Qu'as-tu fait pendant tout ce temps ? "|Inès|   Jeu 25 Déc - 4:14

    Alors que j'attendais derrière la porte, guettant le moindre bruit à l'intérieur, le moindre fracas, un soupçon de vie, je réalisais que j'avais pris des risques en me pointant sans préavis à sa porte. Peut-être était-elle sortie. Durant cette période de fête, Paris s'habille de décorations lumineuses et l'ambiance régnant dans cette grande ville est plutôt féérique. Il aurait suffit de quelques cadeaux oubliés, d'achats de dernière minute pour que la porte me reste close. Néanmoins, cette idée ne m'éffrayait pas spécialement. J'avais du temps devant moi. Tout mon temps. Je lui réservais ma journée entière afin de combler le vide de son absence au fond de moi. Je l'attendrais patiemment devant la porte, regrettant ces minutes passées sans elle et que je ne pourrais lui offrir mais, je l'attendrais.
    Non!
    L'idée qu'elle ne soit pas chez ellle ne m'éffrayait pas le moins du monde, ce qui me laissa hésiter quand à m'éloigner ou patienter était tout autre. Imaginons qu'elle ne soit pas seule ? Une amie n'aurait pas été catastrophique mais, si ses parents avait choisi de lui rendre une visite cordiale de pré-fêtes ? Je me retrouverais nez à nez avec Adoni père et la, nous frôlerions le désastre.
    Que dis-je ? Nous vivrions un désastre que j'ose à peine imaginer. Nos retrouvailles seraient gâchées, ternies, abîmées, alors que je les attends depuis le premier jour de mon départ. Durant mon séjour, lorsqu'elle me manquait déraisonnablement, je récupérais dans mon porte-feuille cette photo de mauvaise qualité sortie tout droit d'un photomaton et je me guérissais comme je pouvais de l'amertume de l'avoir laissée à Paris. Alors, j'imaginais nos retrouvailles et en fermant les yeux, je pouvais me rappeler son parfum, la douceur de sa peau, l'intensité de son regard...je pouvais me la rappeler et rêver de nos retrouvailles. L'idée que je pourrais avorter mes rêves par manque de prudence laissait naître dans mon estomac cet abîme m'empêchant de respirer. Comme si mes innombrales questions existentielles quant à son éventuelle mise en question ne suffisait pas à me mettre la pression ? Je soufflai, inquiet, impatient et agacé. Je regardais les boutons de ses camélias blancs symbolisant sa beauté, je palpai ma poche de ma main libre, m'assurant que je n'avais pas oublié un tout autre symbole.
    Je ne sais combien de temps je restai derrière cette porte à me torturer les méninges, inventant des scénarios plus dramatiques les uns que les autres. J'avais conscience que ce n'était pas anormale au vu de mes sentiments mais malgré tout, je pestais contre moi-même de me montrer si faible, Moi, Logan, stéréotype de l'italien sûr de lui. Si je patientais quelques secondes, elles me parurent aussi longue qu'une éternité et je sentis mon coeur se soulager lorsque je reconnus sa voix derrière la porte qui me sommait de patienter quelques instants encore. Ces derniers me paraissaient déjà moins long d'inquiétude et la "souffrance" de l'impatience fut abrégée lorsqu'elle se dévoila dans l'embrasure de ma porte plus belle que jamais dans une tenue légèrement négligée et ses cheveux à moitié défait. Elle était ravissante, plus belle que jamais. Je n'ai jamais douté que c'est au petit matin qu'une femme est la plus belle. Vierge d'artifice, son premier sourire ne ment ni sur ce qu'elle est ni sur ce qu'elle ressent. Aujourd'hui, Inès dans ses plus simples apparas m'apparaissait plus belle encore qu'à cette soirée mondaine où je l'aperçus pour la première fois. Je donnerais n'importe quoi pour me réveiller à ses côtés, juste une fois...juste le temps de la regarder me sourire, heureuse, d'être à mes côtés en toute légalité. La aussi, je me devais d'être patient et je préférais ne pas à penser à l'avenir puisque dans cet instant présent, je l'avais à mes côtés.
    Ines me parut surprise et satisfait, j'osa les épaules en hochant la tête lorsqu'elle prononça mon prénom. Moi qui regrettait l'américanisation de mes parents quand à ce dernier, il ne me paraissait jamais aussi doux que dans la voix de ma dulcinée. Peut-être est-ce simplement dans l'intention, la passion ou ici la surprise qu'elle y ajoute mais qu'importe, je lui tendis le bouquet acheté quelques instants plus temps exprêt pour elle et je ne dis mots, incapable de prononcer autre chose que ceux qui me brûlait les lèvres :" Tu m'as manqué.". Je devais pourtant me montrer discret, ne sachant comment elle m'accueillerait après ce mois d'obligatoire absence. Etais-je une bonne ou une mauvaise surprise ? Le rythme de mon coeur toujours un peu trop rapide semblait se calmer jusqu'à ce que je sois confronté à son silence ou son indifférence. J'avais envie de la serrer dans mes bras mais je n'osais pas. Je la trouvais si merveilleuse que je culpabiliser de lui offrir pareilles histoires d'amour. Je culpabilisais d'être né Reggazoni. Je ne la quittais pas des yeux, cherchant n'importe qu'elle lueur pouvant me rassurer et enfin, elle se jeta dans mes bras. Elle se blottit tout contre moi et aux diables les camélias, je les lâchai sur le palier pour refermer mes deux bras autour de son corps contre le mien. J'enfouis ma tête dans ses longs cheveux blonds et je respirais les effluves de son habituel shaampoing à la framboise. Je profitai de cet instant quelques minutes durant, minutes bien trop courte que j'abrégeai pourtant afin de recuillir dans mes mains son visage que j'étais venu chercher. Plongeant mon regard dans ses yeux clairs, je lui avouai :


    "Qu'est ce que tu m'as manqué."

    J'aurais pu l'embrasser mais j'avais besoin de contempler sa beauté. Je l'observai en insistant, qu'elle ne doute rien :

    "Vraiment beaucoup manqué"

    Et dans un geste lent, ne voulant l'obliger à quelconques gestes inconsidérés qu'elle aurait pu regretter la veille de son départ au point de ne vouloir réitérer l'expérience, je parcourai les quelques centimètres séparant mes lèvres des siennes dans le simple but d'y goûter à nouveau.
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MessageSujet: Re: "Qu'as-tu fait pendant tout ce temps ? "|Inès|   Ven 26 Déc - 3:33

    Logan sur le palier de sa porte… Avait-elle une hallucination ? Elle eu un petit temps d’adaptation, histoire de se rendre compte qu’elle n’était pas entrain de rêver. Il était bel et bien là, et elle finit par le réaliser. Sa réaction fut immédiate : elle se jeta dans ses bras. Il lui avait tendu un bouquet de fleurs, mais elle n’y avait pas prêté attention. Certes cela n’était pas passé inaperçu, elles étaient si belles… Mais ce qu’elle voulait c’était lui, et lui seul. Il en lâcha ses fleurs, et elle sentit ses bras l’encercler, se refermant sur elle. Ce que cette simple et douce étreinte avait pu lui manquer, tout comme le reste. Inès se serra tout contre lui, profitant de la moindre seconde passée dans ses bras, comme si la peur qu’il reparte l’instant d’après agissait sur le moindre de ses gestes. Quelques minutes de cette infime tendresse, et voilà qu’il prenait son visage entre ses mains et plongeait son regard dans le sien, lui avouant alors qu’elle lui avait manqué, et même beaucoup.

    Un doux sourire se dessina sur les fines lèvres rosées de la miss à l’entente de ces quelques mots. Alors elle n’était pas la seule à avoir ressentit ce manque… Ca pouvait paraître idiot, mais elle en était comme soulagée. Combien de fois s’était-elle fait des films, imaginant qu’à son retour tout serait fini, qu’il aurait peut-être trouvé une belle irlandaise, bien plus intéressante, bien plus jolie, bien moins ch*ante et compliquée qu’elle ? Ces petites frayeurs avaient fait le quotidien de ses nuits, de ses rêves, ou plutôt cauchemars. Mais voilà que toutes ces angoisses s’envolaient… Elles venait de s’évanouir au travers des mots de Logan. Et alors que le visage de ce dernier se rapprochait doucement du sien, à son tour, elle souffla contre ses lèvres :


    « Et c’est réciproque… »

    C’en fut trop, elle ne pu se retenir plus longtemps, et fit disparaître le peu de distance qui la séparait de lui. Elle vint sceller ses lèvres aux siennes, dans un doux et chaud baiser, tentant de lui montrer d’une toute autre façon à quel point elle était heureuse de le retrouver. Car de regret, elle n’en avait aucun. Il était parti certes, durant un bon moment, mais jamais un seul instant elle ne s’était dit avoir fait, pour sa part, une erreur. La soirée qu’il lui avait offert avant son départ avait été tout simplement magique. Tout d’abord ce dîner sur une péniche, puis cette balade sur les champs, ce naturel qui la charmait tant, et cette attention que lui seul semblait capable de lui apporter ; du moins de cette façon. Le baiser fut court, mais si bon… Doucement, Inès recula son visage de celui de Logan, de quelques centimètres à peine, venant par la suite coller son front contre le sien. Elle releva le regard, afin de capter le sien, et se mordit légèrement la lèvre inférieure.

    « Ca tombe plutôt bien, non ? »

    Elle le fixa, de ce regard amusé, si ce n’est même coquin. Ses yeux brillait de plus en plus, au fil des secondes qui s’écoulaient, au fur et à mesure qu’elle réalisait ce qui se passait. Ca faisait un bien fou de se retrouver dans ses bras, de l’avoir tout près d’elle, de sentir ses lèvres sur les siennes. Sans lâcher son regard, elle guida sa main jusqu’à celle du jeune Regazzoni, et la glissa dans cette dernière. Elle y émit une légère pression, puis se recula finalement de lui.

    « Oh mais entre… Ne restons pas sur le palier… ! »

    Elle esquissa un sourire, et l’entraîna jusqu’à elle, le faisant entrer. Alors qu’il allait passé le seuil de la porte, elle relâcha sa main et se baissa pour récupérer les fleurs. Comme si elle allait les laisser sur le palier ! Inès se retourna vers lui, et le poussa finalement à l’intérieur. Allez hop ! Avec un peu de chance elle allait même pouvoir le séquestrer dans son appartement ! Et il faut dire que l’envie ne lui manquait pas.

    « T’es rentré depuis longtemps ? Ce n’était pas programmé pour dans quelques jours ? Et… »

    Un tas de questions se bousculaient au bord de ses lèvres, souhaitant plus que tout les franchir, alors qu’elle s’occupait à poser soigneusement les fleurs sur le comptoir qui séparait sa cuisine de son séjour. Elle se rendit compte alors de l’important débit de paroles qu’elle avait. Oup’s ! Elle se tourna, plaçant sa main devant sa bouche.

    « Désolée… Je… »

    Elle haussa les épaules, un brin gênée, et finit par céder à l’envie irrémédiable de se rapprocher de lui. Plus jamais elle ne voulait se sentir loin de lui. Elle l’espérait ne plus l’être, c’était déjà ça.

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MessageSujet: Re: "Qu'as-tu fait pendant tout ce temps ? "|Inès|   Jeu 1 Jan - 5:51

    En réalité, je me dois d’admettre que je suis rassuré par la réaction de ma chère Inès. J’avais tellement peur qu’elle m’en veuille pour une quelconque raison qui m’échapperait. Elle aurait pu apprendre de la bouche de quelqu’un d’autre mon retour, ne pas comprendre que je ne me suis pas encore présentée à sa porte, comme aujourd’hui. Dès lors, elle se serait poser une multitude de questions qui l’aurait amenée à des conclusions totalement fausses quant à ma sincérité et notre histoire aurait pris fin sans avoir à affronter le pire du pire : la colère de nos parents.
    Qu’importe, aucune de ses mauvaises prémonitions n’étaient au rendez-vous pour ce soir. Elle se jeta dans mes bras et j’eus le plaisir de la serrer contre moi, profitant de sa chaleur, m’enivrant de son odeur et m’apaisant de cette étreinte apaisante. Elle m’avait tellement manquée alors, lecteur, comprenez mon plaisir de la sentir enfin tout contre moi. Mes fleurs, aussi belles soient-elles, étaient inutiles et ne m’intéressaient guère. Je troquai volontiers leur place dans mes mains pour une caresse délicate dans son dos.

    Je m’étais pourtant promis de ne pas faire preuve de trop de romantisme en lui chuchotant quelques mots doux en la regardant droit dans les yeux. Pourtant, c’était plus fort que moi. Le cinéma n’est que le reflet de notre propre réalité après tout. Pourquoi aurais-je donc dû me priver de cet aveu qui me soulagea. Elle m’avait manqué, terriblement manqué, le taire était inhumain. Dès lors, je lui chuchotai en la regardant droit dans les yeux. Je ne pouvais lui mentir et je me sentis soudainement libéré d’un poids lorsque la voix douce et mélodieuse de ma chère et tendre dulcinée me confirmait que je n’étais pas le seul à vivre douloureusement sans elle.


    « Je suis ravi de l’entendre. Tu n’imagines pas à quel point. » avais-je répondu soulagé en posant mes lèvres douces sur celles plus tendres de ma belle Inès.
    Ses lèvres.
    Elles m’ont tant hanté. Je m’en rappelais sucrées et j’étais ravi de constater que mes souvenirs ne me trahissaient pas. Inès, offerte, m’aida à combler la distance. Je n’aurais pu rêver retrouvailles plus agréable. J’étais apaisé et si cette étreinte dont je me séparai à contre-cœur me parut trop courte, je n’en fus pas triste pour autant.
    N’était-elle pas l’annonciatrice de biens d’autres baisers ? De biens d’autres étreintes ? Ne valait-il pas mieux que nous restions à l’abri du nid de ma demoiselle, loin des regards indiscrets des voisins qui dans un souci de politesse et de conversation, pourrait glisser quelques mots malencontreux au père Adoni ?
    Mon père me dit souvent : « Pour vivre heureux, vivons cacher… »
    Certes, il n’a pas réellement tort mais…je reste persuadé que tout dépend de qui l’on se cache.
    Bien sûr !
    Lorsque je l’emmène dîner sur une péniche, je fais preuve de romantisme.
    Lorsque je l’emmène se balader sur les champs élysées dès que les chats sont couchés, je suis un l’homme parfait, doué pour éblouir des yeux amoureux.
    Mais demain ?
    Demain ou cet autre jour, jour où nos familles seront invités à la même réception ? Demain ou cet autre jour, jour où je ne pourrai la toucher que des yeux, où je devrai me présenter à cette réception avec une autre à mon bras, lorsque je devrai supporter qu’un autre plus apprécié par son père sera à ma place à ses côtés, rira avec Monsieur Adoni, saluera sa mère, fera preuve de cette courtoisie dont je suis moi-même capable. Cette courtoisie que l’on m’apprit dès ma plus tendre enfance mais dont on ne remarquerait rien puisque je ne suis pas bien né.
    Romeo et Juliette est pour moi loin d’être un conte et les vers Shaekespearien ne m’ont jamais autant fait vibrer que depuis mon idylle avec cette déesse personnifiée.


    « Oui…. Je trouve que nous avons un assez bon timing, à peu de choses près… »

    S’il m’est possible de faire abstraction des ces quelques jours où je fus emprisonné par ma mère ? Le regard illuminé, brillant de malice et de plaisir d’Ines n’aurait pu laisser mon esprit vagabondé à autre chose que notre amour et sa beauté. N’est-elle pas parfaite ?
    Elle m’invita à entrer et je ne me fis pas prier.
    Je me laissai guider par sa volonté, ma main dans la sienne jusqu’à ce que mes camélias blancs aussi beau qu’elle ne l’incite à me laisser seul. Je la suivais et l’écoutais me questionner sans mot dire. Connaissant la belle enfant, je savais pertinemment qu’elle ne me laisserait pas prononcer un seul mot tant qu’elle n’aurait pas laissé libre court à ses idées et en toute honnêteté, je m’en amusai. Je la suivais pas à pas, l’observant recueillir de l’eau dans son vase pour y plonger les fleurs. Sa spontanéité me touchait tant. Elle fut intimidée comme au premier jour lorsqu’elle prit conscience de ce trait de caractère qui me plaisait tant. Je m’esclaffai de rire, m’amusant de son attitude. Je lui tendis une main, saisissant la sienne en m’approchant.


    « Approche » lui lançai-je en riant toujours avant d’embrasser délicatement le bout de son nez. « Tu es tellement belle…. »

    Comment ne pas fondre devant cette fragilité ?

    « Je suis en effet rentré à l’avance mais plus que tu ne t’imagines mais ma mère m’a séquestré. J’avais un peu de mal à rester sans toi. J’ai fait tout ce que mon père attendait de moi mais j’ai écourté toutes les visites du pays. »

    A quoi bon jouer les touristes sans elle ?

    « L’Irlande est vraiment magnifique pour ce que j’en ai vu. Tu as déjà été ? »


Dernière édition par Logan J. Regazzoni le Sam 3 Jan - 18:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Qu'as-tu fait pendant tout ce temps ? "|Inès|   Sam 3 Jan - 14:08

    Il en était ravi ? Ca tombait bien, elle aussi… Inès avait l’impression qu’un horrible poids, bien trop lourd, trop pesant, venait de se retirer de son pauvre petit cœur. Il s’en était allé, porté par la douceur de leur étreinte et la chaleur de leur baiser. Ce que ses lèvres avaient pu lui manquer, à un point inimaginable… Une chose était sûre désormais, elle n’allait plus jamais se plaindre, du moins jusqu’au prochain voyage du jeune homme. Le fait de vivre leur relation en étant caché n’allait plus lui sembler être une chose insurmontable après la séparation qu’elle avait dû supporter. Chaque moment passé avec lui allait être de purs instants de bonheur, qu’elle allait savourer comme jamais. C’est quand on perd quelque chose ou encore quelqu’un qu’on se rend réellement compte de l’importance que tout cela avait, de la portée de nos sentiments et autres émotions. Et pour le coup, Inès avait bien cru être à deux doigts de perdre le début de relation qu’elle entretenait avec lui. L’éloignement est bien souvent trop difficile à gérer, mais quand en plus de ça on doit taire son amour, le garder secret, enfoui au plus profond de son cœur… Ca compliquait les choses.

    A sa réplique, elle esquissa un ravissant sourire, laissant clairement paraître son amusement. Puis elle l’entraîna chez elle, ce simple geste s’apparentant à un kidnapping à ses yeux. Oui, elle l’enlevait ; elle allait priver le monde de Logan, et jouait l’égoïste. Pour une fois qu’elle ne pensait qu’à elle, elle pouvait se le permettre. Elle ne voulait plus partager… Cela faisait trop longtemps que la belle avait laissé l’homme qu’elle aimait aux autres. Ca avait trop duré, elle disait « Stop ! » tout simplement. Et pour cela il lui suffisait d’attirer le jeune homme chez elle. Tout en mettant les fleurs dans un vase, les questions étaient bien évidemment inévitables… Et elles se bousculaient dans l’esprit de la blondinette, qui les enchaînait sans même lui laisser le temps de répondre. Impulsive et curieuse… Elle l’avait toujours été, et quand elle se comportait ainsi, elle s’en rendait vite compte. L’effet était comme qui dirait immédiat, elle se sentait gênée. Cela semblait amusé Logan, alors que pour sa part, ses joues rosissaient à vue d’œil. Il lui demanda d’approcher, s’emparant de sa main, dans un geste doux et délicat.

    Elle eut droit à un baiser, déposé sur le bout de son nez, ainsi qu’à un compliment. Elle le remercia d’un simple sourire, alors qu’elle entrelaçait ses doigts aux siens, dans leur douce étreinte. Il lui expliqua finalement que sa chère maman l’avait pour ainsi dire séquestré chez eux, depuis quelques jours… Elle ne pu s’empêcher de sourire doucement en imaginant Logan, tel un petit garçon que sa mère étoufferait de câlins ; un petit prince qu’elle ne pourrait et ne voudrait jamais laisser tranquille. L’étincelle qui éclairait son regard, dû à l’amusement, s’estompa instantanément quand il avoua qu’il avait eu un peu de mal sans elle. Ca la touchait, car de son côté il ne devait pas s’imaginer à quel point il avait pu lui manquer… Enfin cela devait bien se voir, être aussi limpide qu’une eau de source… La sincérité était son mot d’ordre, aussi bien dans les mots, les regards, les attentions et les gestes. Et même si c’était un risque de se lancer ainsi, à corps perdu, dans cette relation, elle s’en moquait et le faisait. Elle vivait l’instant présent, et ce à fond. Elle connaissait que de trop ce sentiment de manque, cette tristesse amer qui pouvait s’emparer avec une telle facilité de votre cœur, et de ce fait, elle prenait tout ce que le jeune homme avait à lui offrir, croyant en leur lendemain ; croyant en eux.


    « T’es là maintenant… Rien qu’à moi… C’est tout ce qui m’importe. » -lui confia-t-elle, à mi-mot.

    Peu importe si sa mère avait joué la maman poule, désirant garder son petit à ses côtés. Peu importe s’il n’avait pas pu venir la voir plus tôt. Elle n’allait pas s’en plaindre, elle qui pensait faire face à encore quelques longues journées d’absence.


    « Non… -répondit-elle simplement. Et d’une voix tout aussi douce, empreinte d’une touche de malice cette fois-ci, elle ajouta : Mais tu n’imagines pas comme j’ai eu envie d’y aller ces derniers temps. »

    Elle avait retrouvé le sourire, en même temps qu’elle avait retrouvé le jeune homme. Et son envie de plaisanter, de le taquiner, refaisait peu à peu surface. C’était ainsi entre eux, et ça l’avait toujours été… Ils se cherchaient ; se charmaient. Enfin ça, elle n’en avait pris conscience que peu de temps auparavant. Combien de temps avait-elle refoulé tous ces sentiments ? Elle n’en savait rien, mais bien trop longtemps c’était certain.

    « Même moi, je ne me l’explique pas… » -dit-elle d’un air faussement détaché, par simple provocation.

    Enfin sa comédie ne durait jamais longtemps avec Logan… Il ne lui fallait que quelques instants pour esquisser un large sourire, ou encore laisser échapper un léger rire cristallin. Lui mentir ? Elle en avait toujours été incapable jusqu’à présent, et ça n’était pas prêt d’arriver.

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